ONG AMEDD forme 12 femmes formatrices sur la transformation, le stockage et de conservation d’échalote

Les difficultés liées à la transformation, le stockage et la conservation des produits maraîchers comme l’échalote restent aujourd’hui encore une véritable problématique à laquelle font face au quotidien les agricultrices maliennes. Dans la zone d’intervention du projet MYS, les pertes post-récolte des produits agricoles comme l’échalote sont estimées entre 60 à 80% en système traditionnel,  selon un rapport de la FAO du Programme continental de réduction des pertes après récolte en 2011 http://www.fao.org/3/a-au872f.pdf.

L’une des causes s’explique par le fait que les produits arrivent à maturité au même moment, « ce qui joue négativement sur les prix de vente », témoigne Fatoumata Ya Traoré. Pour faire face à ces problèmes, le projet, « Musow Yiriwa Séné « MYS » renforce les capacités des femmes rurales à travers des sessions de formation sur les technologies de stockage et de conservation ainsi que sur la transformation des produits agricoles tels que l’oignon, l’échalote, le niébé.

En effet, une session de formation des formatrices a été organisée par l’ONG AMEDD au bénéfice de 12 femmes de 6 coopératives à Ségou. Cette formation de 4 jours sur les techniques de transformation, stockage et conservation de l’échalote a permis de renforcer les capacités des formatrices sur les techniques modernes de transformation des produits locaux (Échalote) et de produire de la valeur ajoutée intéressante pour l’économie des femmes.

Selon Alimata Traoré, participante et membre de la coopérative Jaba Sènè ton  du village de Sékoro, dans la commune de Segou, « la formation a été très satisfaisante et pratique pour nous les femmes. Elle nous a permis de connaitre les bonnes techniques de transformation, d’être en contact avec les réseaux des transformatrices de la région de Ségou » explique-t-elle. Et d’ajouter, « le plus important, nous avons compris que la transformation est un moyen pour nous les femmes d’éviter de vendre toutes nos productions d’échalote à bas prix au même moment », dit-elle.  Une prise de conscience collective indispensable pour l’avenir de ces productrices.

Ces activités portées par AMEDD s’inscrivent dans le cadre du projet « Agriculture d’autopromotion des femmes « MYS » et contribuent à l’atteinte de l’objectif « Faim zéro d’ici 2030 des nations unies ». Pour rappel, le projet MYS est mis en œuvre par l’ONG AMEDD dans les cercles de Macina, Niono, Barouéli, Ségou, San et Tominian (Région de Ségou), et le cercle de Sikasso (Région de Sikasso) au Mali pour une durée de cinq (5) ans avec le soutien financier de l’ONU Femmes Mali à travers le programme AgriFED.

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