Le maraîchage, principale activité génératrice de revenus des femmes rurales à Sikasso et Segou

L’ONG AMEDD en partenariat avec ONU Femmes à travers le projet Musow Yiriwa Sènè(MYS) a réalisé les aménagements et réhabilitations des périmètres maraîchers au profit des femmes rurales notamment 30 groupements de femmes dans 07 cercles au Mali. Le projet les appuie et renforce leur capacité sur les techniques de production des cultures maraichères, accès aux intrants améliorés.

Le maraichage a permis aux agricultrices bénéficiaires du projet de produire plus de 1500 tonnes de produits agricole (42% d’oignon, 53% d’échalote, 5% pomme de terre). Une partie de ces productions sont autoconsommées et l’autre est vendue sur le marché du village. Au total plus de 250 000 000 millions de FCFA de chiffre d’affaire a été réalisé par ces braves femmes grâce à la vente de la campagne 2020.

Hawa Traoré, agricultrice témoigne : « Je suis du village de Rezame commune de N’Débougou cercle de Niono. Je suis membre de la coopérative Tièsiri de Rezame. J’ai 48 ans, mariée et mère de six (06) enfants.  J’ai connu ce projet à travers ma coopérative. Avant ce projet, ma production moyenne par campagne était comprise entre 3,5 tonnes de produits maraichères (0,7 à 1 t d’oignon, 1,5 à 2 t d’échalote, 0,3 à 0,5t gombo). Pour la vente de mes produits je partais au marché de N’Débougou ». Après avoir connu des difficultés liées à la perte des produits et l’accès au marché porteur, « je gagnais en moyenne par campagne 375 000FCFA à 525 000FCFA. Après les activités de maraichage », raconta Hawa. Tout va changer pour elle lorsque le projet MYS arrive dans sa localité, « aujourd’hui, je dispose et exploite à mon propre nom deux (02) hectares de terre agricole pour le maraichage et la riziculture sur les 12 mois de l’année. Mon mari a bien compris l’importance et les avantages de mon accès à la terre agricole et je le soutiens aussi financièrement dans le payement de redevance d’eau pour la riziculture au compte de la famille », confie-t-elle.

Le projet MYS a aussi aidé les femmes rurales à bénéficier de beaucoup de formations, « j’ai été formée sur les bonnes pratiques des cultures maraîchères, la production et l’utilisation de bonne fumure organique et des pesticides naturels. L’application de ces technologies m’a permis de produire cette année trois (3) tonnes d’oignon et quinze (15) tonnes d’échalote », témoigne toujours Hawa. Et à une autre bénéficiaire d’ajouter « mon contact avec les fournisseurs de semence m’a permis d’avoir des semences de variétés améliorées. Le projet MYS a accompagné notre coopérative pour accéder au crédit auprès de la BNDA. Cela m’a permis de couvrir les charges liées à l’achat des intrants(semence), main-d’œuvre et l’achat des petits matériels agricoles (Dabas, râteaux, seaux, Brouettes etc.

Très fier de son développement Hawa nous confie que « mon chiffre d’affaires actuel s’élève à 1 500000FCFA pour la campagne 2019/2020 avec une marge de 800 000 FCFA. En plus de la valeur du stock disponible au moment de la vente est estimé à 2 800 000FCFA ».

On rappelle que le projet MYS est mis en œuvre par l’ONG-AMEDD dans sept cercles vulnérables des régions Sikasso et Ségou. Il est financé par ONU Femmes et ces bailleurs à travers son programme AgriFeD d’un point de vue environnemental, économique et équité genre.

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