La technique de repiquage du sésame suscite l’engouement dans le village de Mahou

Kaffa Aly KONE. Credit photo A.Kante, AMEDD

C’est quoi la technique de repiquage ? C’est une technique qui consiste à démarier les jeunes plants à leur levée pour ne laisser que deux pieds par poquet pour ensuite repiquer les plants excédants sur les espaces vides du champs. Dans le village de Mahou situé entre la frontière Mali et Burkina Faso à une cinquantaine de kilomètre (50) km de la ville de Yorosso, les petits producteurs du sésame ont adopté à majorité cette nouvelle technique.

On rappelle cependant, que cela n’a pas été facile car dans cette localité lointaine du Mali « repiquer le sésame est synonyme d’une mort inévitable ». Conscient des préceptes de la tradition et des risques, Kaffa Aly KONE, âgé de 65 ans est le paysan démonstrateur et le président de la coopérative des producteurs de sésame Bio « Horontièsiri » qui a voulu aller au délà des préjugés. « Je voulais voir ce que cette technique pouvait m’apporter entant que producteur », explique-t-il ses motivations.

Cette pratique a donc permis de réduire considérablement la quantité de semence de sésame utilisée. « Cela a conduit non seulement à une augmentation du rendement de production de 500 kilos à 700 kilos à l’hectare mais aussi et surtout permis une démystification de cette technique du repiquage du sésame », se réjouis Kaffa.

Le résultat obtenu a permis l’adoption de la technique par les 37 membres dont 16 femmes de la coopérative des producteurs de sésame Bio « Horontièsiri » de Mahou. 

Pendant la campagne agricole 2018-2019, lors de la mise en œuvre des champs de démonstration des effets de l’utilisation des fertilisants organiques sur le rendement du sésame, la technique de repiquage du sésame fut instruite par le protocole de d’installation et de suivi des parcelles.

Cette initiative est mise en œuvre par le Consortium des volets environnementaux et énergie des Projets MLI21 / MLI 23 du Programme Indicatif de Coopération PIC III, Membres : GERES, AMEDD et Mali Folkecenter. Le projet est financé par Lux-Dev.

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