AMEDD et Rise Against Hunger forment 100 formateurs en nutrition dont 48 jeunes garçons vulnérables

Les produits locaux mis en avant dans le cadre de cette formation. Credit photo: Mamadou Coulibaly

Le projet Elevating Women and Youth Farmers est une initiative de l’ONG AMEDD financé par l’ONG Internationale Rise Against Hunger visant l’amélioration de l’accès des femmes et des jeunes à la terre, aux outils et innovations agricoles qui demeure très limité malgré leurs rôles prépondérants dans l’agriculture. Le projet intervient dans dans 8 communes des régions de Sikasso et Segou. Pour accroître la résilience des communautés cibles au changement climatique et renforcer les capacités des femmes et des jeunes, l’ONG AMEDD en partenariat avec Rise Against Hunger (RAH) a organisé une session de formation des formateurs en nutrition du 20 au 27 Février 2020, à l’intention des femmes et des jeunes vulnérables des communes de Koningué, Yognogo (Cercle de Koutiala), Moribila, Niamana (Cercle de San), Diora, Sanekuy (Cercle de Tominian), Kiffosso et Menamba (Cercle de Yorosso). Ces formations eurent lieu dans les Centres de Santé Communautaire de Banesso, Famoussasso, Moribila Kagoua, Niamana, Diora, Sanekuy, Menamba et Kiffosso en collaboration avec les chefs de postes médicaux. Pour l’occasion plus d’une centaine de femmes et de jeunes des deux villages de ces communes ont pris part à ces formations sur les produits locaux qui ont une teneur en nutriments.

Les jeunes vulnérables de Bokuy-wara et de Dèbèrè en œuvre pour la préparation des mets dans la commune de Sanekuy. Credit photo: Mamadou Coulibaly

L’objectif général de cette formation est de contribuer à la lutte contre la malnutrition par la consommation des aliments locaux riches en nutriments dans les zones d’intervention. Elle cadre bien avec l’objectif spécifique 3 du projet qui est de sensibiliser les femmes et améliorer leur consommation des produits nutritifs, locaux, y compris des légumes, fruits, feuilles et produits animaux pour améliorer la sécurité alimentaire et la nutrition. Mamadou Coulibaly, chef du projet RAH, a profité de l’occasion pour appeler les acteurs à multiplier les efforts pour « l’autonomisation des femmes et jeunes vulnérables dans les régions de Sikasso et Ségou au Mali ».

Des enfants dégustant la salade de niébé dans le village de Menamba I dans la commune de Menamba. Credit photo: Mamadou Coulibaly

En plus des femmes, cette session de formation a visé les jeunes hommes vulnérables, une innovation majeure dans le cadre du renforcement des capacités en nutrition car quoique représentant l’avenir du pays et de l’agriculture, ces derniers sont très peu impliqués. Aussi, 52 Femmes, 48 Jeunes et un agent de santé ont été formés sur les bonnes pratiques d’hygiène et de nutrition dans chacune des 8 communes bénéficiaires du projet.

Selon les organisateurs, il était important de mettre l’accent sur la formation des adultes : l’andragogie grâce à une démarche pédagogique sur l’approche participative basée sur :

  • Le brainstorming au cours des présentations.
  • L’utilisation de la boite à image/boite à outil ;
  • Les démonstrations culinaires et nutritionnelles avec trois recettes : bouillie enrichie, la soupe au poisson à la pomme de terre et la salade de niébé.

A la fin de la formation, quelques recommandations ont été formulées par les participants parmi lesquelles : la multiplication des formations en nutrition en faveur des femmes et des jeunes dans le cadre du projet ; l’acquisition des supports de formation par les participantes ; le renforcement des capacités des agents sur la nutrition.

Laisser un commentaire

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *

Exprimez-vous !

Laissez-nous un message